Le web a bouleversé les règles du jeu, et la criminalité a suivi le mouvement. Oubliez la figure du voleur de banque à l’ancienne : désormais, les attaques se jouent derrière un écran, à coup de failles informatiques et de données piratées. Pour riposter, des spécialistes ont bâti tout un arsenal : lois, méthodes de défense, outils de détection, gestion des risques. Ce vaste domaine, c’est la cybersécurité. À mesure que les menaces grandissent, elle s’est imposée comme une discipline universitaire à part entière.
Quels types de formation en cybersécurité à l’université ?
Le choix d’un parcours en cybersécurité à l’université dépend de votre profil et de vos ambitions. Voici les principales options proposées dans l’enseignement supérieur :
- La formation diplômante, qui aboutit à un diplôme universitaire reconnu. Elle constitue une voie classique pour s’insérer durablement dans le secteur.
- Les formations courtes, pensées pour ceux qui visent une spécialisation rapide sur un segment précis de la cybersécurité. Elles sont moins généralistes, mais permettent de cibler un domaine pointu, comme l’analyse de vulnérabilités ou la gestion des incidents.
Les types de cursus en cybersécurité à l’université
Les universités et écoles d’ingénieurs proposent plusieurs niveaux de cursus pour répondre à la demande croissante de compétences en cybersécurité :
- Bac+2 : Le BTS Systèmes Numériques (SN), option informatique, lancé en 2017 en France, répond à la montée en puissance des besoins en sécurité numérique. Ce diplôme forme à la fois des techniciens capables d’intervenir sur les réseaux et de comprendre les enjeux de cybersécurité.
- Bac+3 : Plusieurs pistes existent. Obtenir une licence professionnelle dans les métiers de l’informatique, option administration et sécurité des systèmes et des réseaux, parcours cyberdéfense et anti-intrusion des systèmes d’information (CDAISI) ; viser une licence professionnelle en administration et sécurité des réseaux, parcours sécurité des applications réseaux informatiques ; ou encore choisir un bachelor informatique, option sécurité informatique. Une licence générale d’informatique peut également ouvrir la porte à ce secteur en pleine mutation.
- Bac+5 : Pour accéder à des postes à responsabilités, le master, notamment avec une spécialisation en cyberdéfense et sécurité de l’information (CDSI), représente la voie royale. Ce niveau de formation s’adresse à ceux qui veulent piloter des équipes, concevoir des stratégies de défense ou devenir experts en sécurité des systèmes d’information.
Comment faire pour y accéder ?
L’accès à ces formations dépend à la fois de votre parcours scolaire et du cursus visé. Pour les cursus Bac+2 et Bac+3 en cybersécurité, il faut être titulaire d’un baccalauréat général, de préférence avec un profil scientifique. Avoir suivi l’enseignement de spécialité Sciences de l’Ingénierie ou Numérique et sciences informatiques constitue un atout notable : ces options renforcent la maîtrise des bases nécessaires pour aborder la cybersécurité.
Les titulaires d’un bac STI2D ne sont pas en reste : ils peuvent également candidater pour intégrer un BTS ou une licence orientée cybersécurité. Pour les lycéens en terminale, la procédure passe par la plateforme Parcoursup. Il s’agit de constituer un dossier complet comprenant projet de formation motivé, bulletins de notes de première et terminale pour les matières de spécialité, ainsi que les appréciations des enseignants transmises via la fiche avenir.
L’accès à un cursus Bac+5 en cybersécurité requiert un bagage solide. Un diplôme de niveau licence en informatique ou un BUT (Bachelor universitaire de technologie) est indispensable. Les candidats doivent ensuite postuler en master via la plateforme ecandidat. Mais l’épreuve ne s’arrête pas là : il faut souvent passer un entretien de motivation. Certaines écoles spécialisées ajoutent un concours d’entrée comportant des épreuves écrites et orales, histoire de jauger la détermination et les connaissances techniques.
En France comme ailleurs, la cybersécurité se taille une place de choix dans l’enseignement supérieur. Les attaques se multiplient, les profils qualifiés se font rares : la filière offre des perspectives solides à ceux qui osent s’y engager. Alors, qui relèvera le défi de protéger nos données dans un monde toujours plus connecté ?

